Quelques explications …
1897-2017: 120 ans de la Société Musicale L’Avenir
C’est le 20 juin 1897 à 15h, en la Mairie de Brétigny-sur-Orge, que naît La Société Musicale. De ses débuts en tant qu’ensemble de cuivres à aujourd’hui, orchestre d’harmonie, il a participé activement à la vie Brétignolaise et aux festivités culturelles municipales.
Le spectacle « J’ai fait un rêve » a été conçu comme spectacle ludique reprenant quelques détails de l’association et de la ville de Brétigny-sur-Orge (figures emblématiques, anecdotes, missions de l’orchestre). Il retrace également la vie au sein d’un orchestre.
Le village des Lilliputiens, une métaphore de l’orchestre (Acte 1)
La vie dans un orchestre est plus complexe qu’on ne le pense! Retardataire, traqueur, pointilleux, timide, observateur, sûre de soi, diverses personnalités s’expriment et inscrivent l’orchestre dans un système de type microsociété, qui demande une démocratie bien pensée pour éviter l’anarchie ! Sans parler des distinctions entre les différentes familles instrumentales (bois, cuivres, percussions) qui amènent à des taquineries entre les musiciens. L’orchestre a alors un rôle social non négligeable. Et il a cela de magique que par la musique les esprits se rencontrent, des amitiés se créent bien au-delà des chamailleries et de magnifiques projets artistiques nourrissent la passion de chaque musicien.
La fête du village des Lilliputiens fait référence à la foire de Brétigny-sur-Orge qui avait lieu au mois de mai. Y était organisé un grand défilé qui traversait la ville et ramenait les Brétignolais au centre-ville pour faire la fête. La Société Musicale L’Avenir défilait alors avec ses majorettes. Cela représentait un grand moment de rencontre et de convivialité (manèges, stands, musique participaient à cette ambiance festive).
Parmi les nombreux Lilliputiens, le chef du village reprend le rôle du célèbre Lucien Clause. Effectivement, cette figure emblématique de la ville de Brétigny-sur-Orge occupa un rôle important au sein de cette association. Jeune Lorrain, Lucien Clause, alors passionné de plantes, eut l’idée de produire ses propres graines à Brétigny-sur-Orge. La réputation de qualité qui s’attache aux graines du Gâtinais et du Hurepoix et la proximité de la gare auront été décisifs dans le choix de cette localité et de la ferme du Mesnil. La graine d’élite naîtra de cette rencontre.
En 1907, Lucien Clause se fait élire président de l’association et accorda comme une protection à la Société Musicale L’Avenir durant certains temps difficiles.
Le garde champêtre et course-poursuite (scènes d’introduction)
Pendant la seconde guerre mondiale, Lucien BOUGET, ancien directeur de la Société Musical L’Avenir, s’éternisait parfois à donner des cours de musique et dépassait l’heure du couvre-feu. C’est ainsi qu’à deux reprises des sociétaires seront arrêtés par les patrouilles allemandes, d’autant plus vigilantes que Brétigny-sur-Orge abrite le terrain d’aviation. Cela se soldera par un accompagnement jusqu’au domicile de chacun avec un retentissant coup de pied aux fesses à certain blagueurs s’étant mis au garde-à-vous et la seconde fois par un petit tour à la kommandantur. La protection de la Société Musicale l’Avenir par les usines Clause et Jacques JEANTET joua pour beaucoup dans la relative «< impunité » des petits écarts de discipline de la Société Musicale l’Avenir.
En 1933, Monsieur Emile AUCLAIR, Maire de Brétigny, désire forcer la Société Musicale L’Avenir à se municipaliser. En réaction et par esprit de contradiction, le 6 mai 1934 le nom de «< fanfare municipale » est abandonné pour retourner à celui de Société Musicale l’Avenir de Brétigny-sur-Orge. Une Assemblée Générale extraordinaire du 17 juin 1935 continue ce mouvement en donnant une plus grande indépendance statutaire à l’association. S’ensuivront pendant plusieurs années courses- poursuites avec le garde champêtre, concerts sur des terrains privés pour narguer les autorités municipales, saisies des instruments et rachats par les usines Clause…
Les défilés à la Société Musicale l’Avenir
Les commémorations officielles font partie intégrante des missions de la Société Musicale L’Avenir. Les musiciens ont d’ailleurs souvent connu cet ensemble lors de ses défilés, ensemble qui n’était constitué au départ que d’une section clairon/tambour, autrement appelée batterie/fanfare. Depuis les grandes guerres, les cérémonies officielles du 11 novembre et du 8 mai sont alors une des fonctions principales de l’association.
Les voyages, la diversité du répertoire
Comme toutes les associations, qu’elles soient musicales ou autres, la Société Musicale l’Avenir a organisé au cours de son histoire beaucoup de sorties, voyages propices à la découverte de paysages, d’architectures variés, surtout à une époque où la majorité de nos concitoyens n’avaient pas l’habitude des départs en vacances pour des contrées lointaines. Ainsi, «l’Avenir » a-t-elle aussi rempli cette mission d’ouverture au monde mêlée à un climat de fraternité et de bonne humeur.
A partir de 1970, la tenue annuelle d’une brasserie attirera chaque année 5 à 600 personnes jusqu’en 1990. Elle permettra d’aborder un répertoire de musique légère, des succès du Paris d’entre-deux- guerres, des extraits de thèmes de Jazz, de variété, etc.
L’orchestre symphonique (Acte 3 -scène 2)
Début des années 1950, la création d’une section cordes s’ajoute à l’orchestre d’harmonie de la Société Musicale l’Avenir et se maintiendra jusqu’en 1990. Le désir de M. Bouget de réunir les deux ensembles de cordes et harmonie, l’amène à créer l’orchestre «< Harmony-Symphonique ». L’école se forme peu à peu: Certains musiciens de l’orchestre deviennent professeurs : clarinette, cor, trombone. Plusieurs musiciens professionnels (venant pour beaucoup de la Musique de l’air) sont embauchés comme professeurs (clarinette, cor, trombone).
Les répétitions
L’œuvre «< La répétition » de Nicolas Azaïs, créée pour l’occasion permet de jouer une répétition publique. D’après un extrait du finale de la Symphonie n1 de J. Brahms, lui-même ayant également des allusions à l’Ode à la Joie de L.Van Beethoven, l’œuvre suit une construction inverse à ce qu’il s’était passé lors de l’interprétation de la symphonie des Adieux de J. Haydn ! La « répétition » commence on ignore ce que les musiciens jouent, quelques basses et bribes thématiques se font entendre. A chaque étape, plus la partition se construit ou plus d’instruments se greffent, plus l’œuvre devient reconnaissable. Une sorte de jeu muni de plus en plus d’indices. Pédagogiquement aussi, puisqu’on réalise l’intérêt d’un bon rythme ou du respect du texte, car les musiciens sont sensés se tromper assez souvent pour en faire un gag. Brahms étant décédé en 1897, la même année de la naissance de l’association, «< La répétition » marque alors à la fois les 120 ans de la mort de J. Brahms en fêtant les 120 ans de la Société Musicale L’Avenir.
L’Ecole de Musique L’Avenir Chanson «< Pour deux groupes »
Depuis toujours, la Société Musicale L’Avenir a eu le souci d’assurer le renouvellement et l’accroissement-de-ses-membres. Former des élèves a constitué une tâche importante depuis très longtemps. Ainsi, le conseil d’administration du 8 Mars 1931 décide de créer un cours gratuit de solfège pris en charge par le sous-chef Paul LEROY. Après la guerre, les cours se développent et sont pris en charge par les meilleurs des musiciens. Le 1er janvier 1989 naît officiellement l’École de Musique pour continuer les enseignements déjà délivrés avec des moyens et une structure plus adaptés (professeurs diplômés, montée en puissance des effectifs d’élèves et des tâches administratives et financières : 40 élèves fin des années 60, 100 en 1975, 200 en 1985). S’ensuit la création d’une chorale d’adultes en 1990.
La Société musicale a tout naturellement vocation à accueillir les élèves confirmés, encadrés par leurs professeurs. La présence de ces derniers confirme les liens indispensables entre amateurs et professionnels. A l’heure actuelle, les liens entre l’école de musique et la société musicale se renforcent, puisqu’un projet de fusion entre les deux associations se construit. L’Ecole et la Société forment un tout indissociable qui repose sur la double tâche de l’enseignement et de la diffusion de l’art musical.